Près de 350 km pour obtenir le casier judiciaire à Saint-Louis : Podor réclame l’érection d’un tribunal de grande instance

C’est un véritable calvaire que vivent les populations du département de Podor, obligées d’effecuer un trajet de plus 350 kms jusqu’à Saint Louis, pour se faire établir un extrait du Casier judiciaire.

Un document administratif d’une grande utilité dans la constitution de dossiers de candidature à certains concours et examens, ou d’embauche. Une situation inacceptable.

 »J’ai vécu toute la peine du monde, quand je constituais mon dossier de candidature au concours du CREM », explique une jeune bachelière de Thilambol, qui a requis l’anonymat.

Car il faut aller jusqu’à Saint Louis, chef-lieu de la région éponyme dont Podor est l’un des trois départements.

 »Cela ressemble même pour certains, à une véritable odyssée », embraie Mamadou Diop rencontré au marché hebdomadaire de Galoya, commune voisine de Mbolo.

 »Je reviens de Saint Louis, il y a seulement trois jours. Je dois participer à un concours pour un poste dans la Fonction publique. Avoir un casier judiciaire, c’est la croix et la bannière, pour les populations du département et particulièrement nous de l’arrondissement de Saldé », narre, Mamadou Diop.

En effet le département de Podor se situe à l’extrême Est de la région, avec ses 22 Collectivités territoriales dont Mbolo Birane à la lisière de Matam.

 »Figurez-vous qu’un citoyen de cette commune, habitant le village de Diaba Lidoubé, doit parcourir plus de 350 kms pour obtenir ce précieux césame, entre autres difficultés », renseigne la jeune fille qui dit être  »très remontée contre, les autorités ».

 »Le transport entre ces deux localités est estimé à 5000 francs CFA pour l’aller simple. Alors que le timbre fiscal pour le dit document est de 300 francs CFA.
À ces frais s’ajoutent naturellement la restauration, l’hébergement et d’autres charges imprévues », a listé notre interlocutrice.

Face à cette situation, la construction d’un Tribunal de Grande Instance à Podor, est l’unique solution, ont-ils soutenu.

Selon eux, cela pourrait, outre faciliter la délivrance du document, aider économiquement des ménages déjà fortement éprouvés.

 »Cette situation est inacceptable. Les populations souffrent. Les autorités administratives, politiques et tous les citoyens du département sont interpellés pour rapprocher l’Administration des administrés. Ça perdure et il urge de mettre fin à cette situation », ont encore plaidé, nos interlocuteurs.

A.D.

Partagez sur :

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *