Environnement – Matam : un club « Ambassadeurs de SURA » pour relever les défis du changement climatique

Des jeunes de la région de Matam ont créé, jeudi, un club des « Ambassadeurs de SURA », Sustainable and resilient Africa (SURA) ou (Une Afrique durable et résiliente), au terme d’un atelier dont le thème portait sur « sensibilisation et engagement citoyen sur les défis du changement climatique ».

La représentante de SURA, Assietou Ndiaye a procédé à l’installation du bureau coordonné par Moctar Sall, étudiant en Sciences de la mer et du littoral, à l’université Ahmadou Makhtar Mbow et de Mame Sow Diaw, une volontaire de la Croix rouge et secouriste à Matam.

« C’est un honneur pour nous d’être choisis parmi tant de jeunes pour sensibiliser les communautés en vue d’un changement de comportement pour faire face aux défis du changement climatique. Cependant nous souhaitons que toutes les dispositions pratiques soient mises en place pour effectivement dérouler notre plan d’action, afin d’atteindre l’objectif assigné», ont aussitôt réagit Moctar Sall et Mame Sow Diaw, au terme de la cérémonie.

Le Pr Seydou Alassane Sow, de l’Université Cheikh Anta Diop, qui a présenté plusieurs modules destinés aux participants. Parmi eux des chefs des services techniques de l’Etat, de la Société civile, entre autres acteurs du développement de la région de Matam, dont celui spécifiquement à l’intention des jeunes.
Selon le Pr Sow, « l’objectif est de capaciter cette génération des relais capables de comprendre les enjeux pour en faire des acteurs clés de la transition écologique, dotés de capacité d’adaptation et d’innovation ».

D’après le Pr Sow, il s’agit plus exactement de faire comprendre des notions comme l’éco citoyenneté, c’est-à-dire, un ensemble de comportements responsables pour protéger l’environnement.

Des exemples tirés des situations réelles vécues ces dernières années à travers la planète et plus près de nous, dans la Vallée du Fleuve Sénégal, ont permis de mieux comprendre l’urgence de faire face au défis du changement climatique. La hausse des températures, les sécheresses, les inondations ou encore les cyclones, ou encore la perte de la biodiversité, l’insécurité alimentaire, ont été choisis parmi les cas.

La rencontre qui s’est tenue dans un contexte particulier marqué par le débordement du fleuve Sénégal, provoqué par le dépassement de la côte d’alerte de 8 mètres pour Matam, a enregistré la participation de plusieurs chefs des services techniques de l’Etat.

Les présentations faites, ont également permis aux participants de mieux comprendre le phénomène des inondations. En mettant l’accent sur les causes et leurs conséquences qui ont accentué la vulnérabilité des communautés. Notamment les nombreux sinistres causés en 2024, dans des localités de la Vallée du fleuve Sénégal, dont Matam. Des habitations envahies, des cultures détruites, des vies humaines et des animaux emportés, etc.
Ensuite ils ont fait des recommandations durables, face à ces fléaux, à l’intention des décideurs.
Ainsi les participants ont recommandé l’intégration de l’éco citoyenneté dans les programmes scolaires et la création des partenariats entre écoles, ONG et institutions publiques.

Ils ont également plaidé la capacitation des enseignants aux enjeux climatiques et la valorisation des initiatives endogènes ainsi que leu vulgarisation.

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