HIVERNAGE 2026 / PRÉVENTION DES INONDATIONS : Plus de 750 ha inondés dont 554 ha sinistrés dans le département de Podor, en 2025

HIVERNAGE 2026 / PRÉVENTION DES INONDATIONS

Plus de 750 ha inondés dont 554 ha sinistrés dans le département de Podor, en 2025

Les autorités prennent les devants et organisent un CDD sur la prevention et la gestion de la crue

Le préfet de Podor, Amedoune Diop, a présidé, mercredi, un conseil départemental de développement axé sur  »la prévention et la gestion des inondations de l’hivernage 2026″. Plusieurs recommandations ont été faites pour des solutions dilligentes.

Outre les quatre sous préfets d’arrondissement, le commandant de la Place d’Armes, le capitaine Jean L. Sambou et plusieurs chefs de services départementaux, ont pris part à la réunion.

En prévision à d’éventuels désagréments qui pourraient
survenir, l’autorité administrative, a initié la réunion des principaux acteurs pour,  »au moins, amoindrir la portée ».

L’année dernière le débordement du fleuve Sénégal, a causé plusieurs dégâts aussi bien sur les aménagements hydro agricoles que sur les cultures, par endroits.

 »Lors de l’hivernage 2025, globalement 758 hectares, ont été inondés, occasionnant des dégradations sur les aménagements. Mais ce sont 554 hectares qui avaient été mis en valeur, ont été déclarés sinistrés. Compte non tenu des périmètres qui étaient en jachère estimés à plus de 4662 hectares », a détaillé, le directeur de la Délégation de la SAED de Podor, Elhadj Mbargou Lô.

Pour une meilleure protection des aménagements et des cultures, les participants ont surtout recommandé la réhabilitation des digues qui ceinturent les périmètres irrigués villageois (PIV) ou  »la construction de digues », par endroits.

Le CDD, s’est également penché sur le cas des infrastructures scolaires qui sont inondées à chaque hivernage, par les eaux pluviales ou suite au débordement du fleuve Sénégal.

 » Il y a plusieurs écoles élémentaires dans l’IEF de Podor, situées dans des zones très critiques, comme à Donaye Walo, dans la commune de Guédé Village, à Déguimbéré , commune de Faye, entre autres. Ces établissements nécessitent une attention particulière. Mais également un traitement approprié par la sous- Brigade de l’Hygiène », a insisté Tambérou Ba, représentant de l’inspecteur de l’Éducation et de le Formation de Podor. La situation est quasi identique dans l’IEF de Pété, qui polarisent les arrondissements de Cas Cas et de Saldé.

Depuis quelques années à la faveur du retour de la pluviométrie et de la forte crue du fleuve Sénégal, de nombreux villages ont subi des dégâts considérables.
 »Il va falloir prendre des mesures pertinentes pour la sauvegarde des habitations et des aménagements. Notamment la construction de digues de protection et des pistes de production et permettre d’entrer et de sortir des localités riveraines du fleuve Sénégal et de ses affluents que sont le Doué, le Gayo, le Ngallenka, entre autres ».

Dans la foulée, les participants ont cité le curage des caniveaux, le nettoiement des tas d’ordures et faciliter le ruissellement de l’eau.

Le pré positionnement de sacs à terre avant que les zones critiques ne soient encerclées par les eaux de crue, notamment.

Les effets des inondations ont été moins ressentis comparativement à 2024. Année où plusieurs familles ont été déguerpies, sous la menaces des eaux. Mais en 2025, beaucoup de villages se sont mobilisés pour  »se prendre en charge à la hauteur de leurs moyens.

 »Des initiatives pertinentes » prises dans des localités des communes de Ndiayène Pendao, de Niandane, Fanaye, de Guédé Village, consistant à erriger ou réhabiliter des digues de protection.

Ou encore des mesures qui ont cours dans l’arrondissement de Saldé où un site de 12 hectares a été prévu, aménagé pour éventuellement recevoir des ménages chassés par les inondations.  »C’est un relogement provisoire, en attendant le retrait des eaux ».

L’hivernage rime aussi avec de nombreux cas de maladies. Les représentants du médecin chef du district sanitaire de Podor et de Pété, ont surtout plaidé pour la disponibilité de médicaments, d’intrants et de logistiques pour faciliter les évacuations.

Pour autant,  »l’appui et l’accompagnement de l’État restent déterminants pour une meilleure protection. Et très attendus ».
A.D

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