CAMPAGNE DE COMMERCIALISATION DE L’OIGNON 2026 – Podor : débuts timides sur l’étendue de la zone

Les récoltes de l’oignon ont démarré dans les trois secteurs qui composent la Délégation de la SAED dans le département de Podor, coïncidant avec le lancement de la campagne de commercialisation de la denrée dans la Vallée du Fleuve Sénégal et partout dans le pays. Plus de 3500 hectares ont été mis en valeur pour la campagne 2025-2026. Seulement les débuts de cette campagne de commercialisation sont encore timorés, au niveau des Centres de groupe, en attendant le pic, d’ici la fête de Korité. En dépit du gel des importations !

Boubé, village de la commune de Ndiayène Pendao, abrite le plus grand centre de groupage de l’oignon. « C’est même le baromètre de la commercialisation du produit », comme le surnomment les producteurs d’oignon.

Ce jeudi, jour de marché hebdomadaire de Thillé Boubacar, l’un des plus trois plus grands rendez-vous économiques du département de Podor, Ii n’y a pas affluence à l’intérieur comme aux abords de la plateforme. « Pas assez de vacarme pour le moment, c’est presque le calme plat », constate, un des préposé au chargement, qui a requis l’anonymat.

« Depuis le commencement nous enregistrons en moyenne un à deux camions par jour », informe, le gestionnaire du centre de Boubé, Alassane Lèye, ajoutant que «  les premières livraisons ont été acheminées en Gambie. Plus de 100 tonnes d’oignon chargées sur des camions ont été enlevées à partir du 10 février. Mais de plus en plus les camions vont à Thiès, Touba, Dakar et Saint Louis. Même ce n’est encore le grand rush».

Selon lui, la plupart des commerçants achètent actuellement au niveau des périmètres, c’est-à-dire « bords champs. Mais quelques rares producteurs amènent leurs sacs pour les stocker ici. Mais ils viennent ici pour se faire délivrer la Lettre de voiture, où il est mentionné le nom du commerçant,  le tonnage, la destination », a relevé, M. Lèye.

D’ailleurs la plupart des commerçants se dirigent vers Niandane, commune située au cœur du casier hydro agricole de Nianga. « Ici nos parcelles ont échappé aux inondations, suite au débordement du fleuve Sénégal. Nous n’avons pas eu de retard sur le calendrier cultural », a argumenté, le Coordonnateur du Collectif pour la défense des intérêts des producteurs du département de Podor, Mamoudou Sall.

 Cependant les prix sont assez intéressants, en ce moment. « Ce sont les acheteurs qui vous trouvent dans les champs, qui paient la main d’œuvre pour la récolte, la mise en sac, le chargement et achètent le sac de 40 kilogrammes entre 10.000 et 10.500 FCFA. Pour celui de 25 Kilogrammes, c’est entre 6.500 et 6.000 FCFA », a-t-il précisé.

A  Guia, dans la commune de Guédé Village, une autre plateforme installée à quelques deux cents mètres du marché hebdomadaire. Seules deux personnes couchées sous le hangar, discutent tranquillement. Pas de sacs entreposés, ni de camions, sur les lieux. Un décor qui renseigne sur la morosité de la campagne.

Pourtant la campagne est lancée voilà bientôt un mois. « Les récoltes ont démarré depuis la fin du mois de janvier, pour les premiers semis. Notamment dans l’ensemble des trois Secteurs à savoir Thillé Boubacar, Gamadji Saré et Cas Cas-Saldé », fait remarquer, le Directeur adjoint de la Délégation de Podor.

« Cette campagne 2025-2026, ce sont 3.587 hectares qui ont été mis en valeur par les producteurs d’oignon dans le département de Podor. C’est dans le Secteur de Thillé Boubacar que l’on enregistre la plus grande superficie mise en valeur avec 2.232 hectares. Ensuite arrive le Secteur Cas Cas-Saldé avec 1.317 hectares. Et en fin Gamadji Saré totalise 1.038 hectares », a poursuivi, M. Wade.

Il a salué les gros efforts du gouvernent pour de meilleures conditions des producteurs. Notamment la mise en place très tôt des intrants, la réhabilitation des aménagements hydro agricoles, entre autres mesures. Pour ce qui est du rendement moyen, à l’hectare est estimé à 20 tonnes.

Il a salué, également, les efforts des producteurs dans l’autofinancement de la campagne. « La LBA, a accordé un crédit de 14 millions de FCFA. Quant on sait qu’il faut entre 800. 000 et 1.200.000 FCFA pour la mise en valeur d’un hectare d’oignon, vous pouvez mesurer la participation des producteurs », a estimé Moussa Wade.

A.D

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