PODOR : VISITE DE CHAMPS ECOLES DE CULTURE DE BLE IRRIGUE
Echanges et partages d’expériences entre Sénégalais et Ethiopiens
Le Coordonnateur du Programme Blé irrigué Sénégal, a conduit ce jeudi, une visite de suivi dans les Champs écoles et parcelles satellites dans le département de Podor, en compagnie de son homologue Aschalew Sisay, venu de l’Ethiopie « pour échanger et partager sur les méthodes et pratiques ». Au terme de la tournée, le Coordonnateur du Programme Blé de l’Ethiopie, a salué les performances du Sénégal, malgré, une expérience relativement courte.
« J’ai pu constater les énormes progrès accomplis par le Sénégal, en si peu de temps dans des conditions climatiques peu favorables», s’est exclamé, le Coordonnateur du Programme blé Ethiopie, Aschalew Sisay, au terme de la mission effectuée aux pas de charge dans les Champs écoles et parcelles satellites dans le département de Podor.

« Il y a de cela cinq ans mon pays importait du blé de l’Ukraine, actuellement plongé dans une guerre. Aujourd’hui nous avons mis en place un programme de culture de blé. Les progrès remarquables obtenus font que la tendance est inversée. Car nous sommes passés de pays importateur à pays exportateur», a indiqué M. Sisay.
Pour sa part, le Coordonnateur du Programme Blé irrigué Sénégal, est revenu sur l’historique et les stratégies qui ont conduit à ces « résultats satisfaisants jusqu’à traverser nos frontières ».
Selon lui, la culture du blé est introduite dans la Vallée du fleuve, seulement en 2024, grâce à la collaboration de l’Etat du Sénégal et son partenaire European Cooperative for Development (EUCORD).

Il existe 18 Champs écoles dans la région de Saint Louis dont 9 dans le département de Podor. « Ce partenariat qui implique l’Institut Sénégalais de Recherches Agricoles (ISRA) a permis de mettre à la disposition des producteurs des semences certifiées, des variétés adaptées aux conditions climatiques et au type de sol de cette zone», a révélé M. Diouf, ajoutant « l’Etat a accompagné gratuitement les travaux de façons culturales, le coût hydraulique, les pesticides, entre autres facilités. Le partenaire EUCORD a assuré les semences, les variétés d’engrais NPK et Urée ».
D’après Amadou Diouf, ces dispositions qui témoignent de la volonté du gouvernement d’atteindre la souveraineté alimentaire en blé, « deuxième céréale la plus consommée au Sénégal, après le riz, alors que notre pays importe toute la consommation nationale des pays lointains, occasionnant d’énormes coûts financiers. Alors faut-il le rappeler, le pain et plusieurs recettes culinaires sont préparés à partir de la farine de blé ou des graines de blé ».

« A cela s’ajoutent l’engagement volontaire et la détermination des producteurs pour la phase test. C’est cela qui a davantage séduit notre hôte », a encore loué M. Diouf, qui a rendu un hommage aux chercheurs de l’ISRA dont Dr Cheikh Tidiane Sall, responsable de la sélection des semences, notamment.
La campagne de production de semence est dans sa phase terminale, au stade de maturation. « D’ailleurs les premières récoltes sont prévues dans la semaine prochaine », a annoncé M. Diouf.
A.D