Le système éducatif est totalement paralysé dans la ville de Podor, ce mercredi. Des étudiants de l’UCAD, ressortissants de la commune ont réussi à rallier à leur cause, leurs camarades de l’université numérique Cheikh Hamidou Kane de l’ENO de Podor, avant de déloger leurs cadets du secondaire et de l’élémentaire, ce matin. Ils ont décrété un mot d’ordre de grève, de 48 heures, pour soutenir les étudiants de l’université Cheikh Anta Diop de Dakar, en mouvement de protestation depuis plusieurs semaines.

Ainsi les enseignants et apprentissages ont été arrêtés à l’Espace numérique ouvert (ENO) de Podor, au lycée Elhadj Baba Ndiongue, dans les collèges Thierno Mountaga Ahmet Tall, le Collège 2, les Centres de formation professionnelle. Également dans les cinq écoles élémentaires de la commune chef-lieu du département.
»Nous avons décidé de perturber les cours en soutien à nos frères de l’université Cheikh Anta Diop », a déclaré le coordonnateur local du dit mouvement Elhadj Thiam, inscrit en L2 Biologie, à l’UCAD.
»Nous luttons pour de meilleures conditions d’études dans les amphithéâtres et de vie dans les Campus. Ils sont appelés à y séjourner, donc ils sont concernés », a t-il justifié.

Selon lui, les étudiants de l’UCAD exigent la libération de trois de leurs dirigeants arrêtés suite aux affrontements entre forces de l’ordre et étudiants dans le campus social. Des affrontements tragiques, qui se sont soldés par la mort du jeune Abdoulaye Ba, de la faculté de médecine.
»Nous réclamons toute la lumière sur ce décès », a encore, insisté, M.Thiam.
Les étudiants, qui disent être déterminés à poursuivre leur plateforme revendicative, jusqu’à satisfaction, ont rappelé, entre autres points, le paiement intégral des rappels des arriérés de leurs bourses.
À l’intérieur du département, d’autres établissements se sont joints au mouvement d’humeur, en guise de soutien à la lutte estudiantine.
C’est le cas dans la commune de Walaldé, au cœur de l’île à Morphile, où des étudiants ressortissants de la localité de retour ont rallié à leur cause leurs cadets de l’élémentaire et du lycée.
A D.