Un atelier de restitution de travaux de recherches menés par l’Initiative de Prospectives Agricoles et Rurales (IPAR), a réuni ce jeudi au Conseil départemental, élus territoriaux, services techniques et d’encadrement et organisations paysannes, pour un large partage au niveau zonal, avant de l’étendre au niveau national pour une compréhension commune des défis et objectifs du développement durable.
Mais aussi d’informer sur les opportunités qui permettent d’assoir la gestion des terres dans un système de riziculture intensive.
« Depuis son arrivée à Podor, il y a cela cinq ans, IPAR s’est toujours attelé à faire de Podor, un Laboratoire de Recherche /Action de Techniques agricoles et du Développement durable. Objectif, aider surtout à assoir un système de riziculture intensive (SRI), qui tienne compte, entres autres paramètres, le changement climatique. Expérimenter des choses qui réussissent avant de l’appliquer sur une échelle plus grande », selon le directeur Exécutif de l’IPAR, Dr Cheikh Oumar Ba.
C’est pourquoi a rappelé le directeur Exécutif, les nombreuses expériences menées à ce sujet, notamment avec de nouveaux projets dont COINS où IPAR a continué à travailler avec l’Allemagne et d’autres pays pour voir les opportunités qui se présentent aux populations.
« C’est un modèle de plus en plus développé dans le monde, je suis convaincu qu’il peut être plus qu’utile à notre département qui est l’un des plus importants dans ce pays » a t-il souligné au cours de cette rencontre.
L’atelier a été présidé par l’adjoint au préfet de Podor, Ousmane Sidibé, a enregistré la présence du secrétaire général du Conseil départemental, Abdoul Aziz Ndiath. L’on a noté également, la participation d’élus territoriaux, de services techniques, structures d’encadrement et d’organisations paysannes..
Mais atteindre cet objectif, requiert nécessairement l’implication de tous les acteurs. L’IPAR ne l’a pas perdu de vue pour que l’expérience de Podor soit partagée sur l’ensemble du pays.
« Nous avons collaboré avec l’ANCAR et des organisations paysannes que tout le monde connait ici. Il s’agit de l’UJAK et de l’Union de Galoya, deux acteurs très importants. Quelqu’un qui pratique le SRI ; peut gagner jusqu’à 52.000 Francs CFA ; sur une superficie de 0,5 hectare, par rapport à celui qui ne le fait pas. Si on élargit cette expérimentation ça permettra plus tard d’avoir des alternatives par rapport à la question des changements climatiques, à l’agro écologie et à l’agriculture durable », a relevé M. Ba.
A l’issue de rencontre des documents sur cette expérience ont été remis pour un large partage à l’échelle nationale.
« Nous travaillons avec les jeunes. Nous sommes convaincus que l’Etat cherche des solutions à la création des emplois pour les jeunes. Nous avions mis en place une plate-forme d’emplois et d’employabilité des jeunes. Nous avons travaillé avec le Conseil départemental et le Préfet de Podor. Et dans le cadre de JEV nous avons formé 105 jeunes entrepreneurs verts (JEV). Avec les nombreuses opportunités qu’offre l’agro écologie il y a de quoi vulgariser l’expérience de Podor », a rappelé Cheikh Oumar Ba.
Une démarche saluée par les représentants des Organisations partenaires dont l’Union Galoya, l’Union des Jeunes Agriculteurs de Koyli Wirnde (UJAK)et les Jeunes entrepreneurs Verts.
Le Coordonnateur de l’Union de Galoya, Aboubacry Mamadou Diop, a magnifié le partenariat avec IPAR, surtout par la création d’une parcelle démonstration alliant formation, recherche.
« Nous étions dans l’agro écologie depuis longtemps. Mais la démarche et la stratégie de l’IPAR nous ont apporté plus dans ce domaine », dit-il.
Au nom des Jeunes entrepreneurs Verts qui ont bénéficié de l’accompagnement de l’IPAR, Maimouna Aw, a laissé entendre que ce programme lui a permis de « mieux comprendre des notions comme l’étude du marché et a renforcé ses compétences ».
A.D

