Le PRDC-VFS pour la dynamisation des filieres agricoles majeures

Les résultats du diagnostic partagés avec les acteurs de la région de Saint Louis

Le Projet de résilience et de développement communautaire dans la Vallée du fleuve Sénégal (PRDC-VFS), a procédé  lundi, dans la salle des conférences du Conseil départemental de Podor, à la restitution de  l’étude réalisée par l’IPAR, portant sur la cartographie des chaînes de valeurs dans la Vallée du fleuve Sénégal, dont l’objectif est de « ressortir les filières majeures à caractère transfrontalier» pouvant intéresser, le Sénégal et la Mauritanie. 

La rencontre présidée par l’adjoint au préfet de Podor, Ousmane Sidibé, a enregistré la participation du spécialiste du Suivi-Evaluation, Alhassane Kane, représentant le coordonnateur du PRDC-VFS, du directeur exécutif de l’Initiative Prospectives agricoles et rurales, Dr Oumar Ba, des partenaires techniques et de responsables de Filières agricoles.

Cet atelier qui fait suite à celui organisé à Matam, regroupant les quinze collectivités de la région et neuf autres venues du département de Bakel, a été déroulé suivant une stratégie participative a également procédé a un diagnostic de vingt sept filières agricoles.

« La commande du PRDC-VFS à l’IPAR, est de retenir au final trois filières majeures, dominantes dans la Vallée du fleuve Sénégal, à caractère transfrontalier pouvant intéresser les producteurs du Sénégal et de la Mauritanie. Avec comme centre d’intérêt, la résilience au changement climatique, le développement communautaire, l’inclusion sociale en impliquant les couches vulnérables. En définitive, le riz, l’oignon et la tomate ont été retenus», a insisté M. Kane, reconnaissant que « l’exercice demandé à IPAR, n’était pas facile ».

Et, M. Kane de saluer le travail effectué par le consultant qui a pris en compte l’ensemble des partenaires, d’autres parts la collaboration des partenaires dont la SAED, la DDR, l’ISRA, l’ANCAR, AFRICA RICE, les Banques, les organisations des producteurs dans leurs diversités.

« D’ailleurs nous allons rendre compte à l’Unité de coordination du projet. Une fois la restitution terminée, nous élaborons le Plan d’action pour commencer à intervenir dans les trois filières retenues   avant la fin de l’année ».

Le directeur Exécutif de l’IPAR, Dr Oumar Ba, pour sa part a reconnu que la tâche était très difficile et complexe.

« Travailler sur un éventail de vingt sept filières, pour en retenir seulement trois, ce n’était pas évident. Car il y a un besoin extrêmement important en fonction des catégories d’acteurs, des zones et de localisation de la demande », a-t-il souligné.

« Dans zone comme Podor, selon Dr Ba, où l’Elevage est le premier secteur en terme de contribution à la richesse, on ne pouvait pas ignorer le lait ou encore les petits ruminants d’ailleurs détenus par les Femmes. C’est pourquoi nous avons pensé qu’il faut élargir la réflexion », a suggéré, Dr Oumar Ba.

 « Le PRDC-VFS est dans les dispositions pour voir dans quelles mesures il peut prendre en compte les préoccupations des acteurs. L’enjeu c’est d’augmenter les superficies aménagées, dans cette Vallée où seuls 77 milles hectares sont aménagés sur un potentiel de 240 milles. Pour le cas de Podor qui concentre à lui tout seul 14à milles hectares alors que 27 milles sont exploitables pour davantage prendre en compte la forte demande des jeunes, des femmes mais aussi les personnes âgées qui détiennent les terres », a encore fait remarquer M. Ba.

Le document de restitution projeté a fait ressortir également les différentes infrastructures de stockage, les zones de production, les marchés où ces produits sont essentiellement commercialisés avec les contraintes liées à la commercialisation.

Les producteurs ont apprécié la démarche du projet. On estimé que beaucoup de leurs préoccupations ont été prises en compte.

« Nous remercions le PRDC-VFS qui nous a associé à la démarche depuis son lancement. Maintenant nous souhaitons que les interventions retenues soient rapidement exécutées, pour satisfaire la demande des populations », a réagit au nom de ses collègues, le président de la Filière IPOS/ Podor, Thierno Ibrahima Ba, par ailleurs président de la Coopérative nationale pour le développement de l’Horticulture.

A.D

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