Le président du Réseau pour l’émergence et le développement des Eco villages au Sahel (REDES), Dr Ousmane Aly Pame, a présenté à Lahel (Sénégal) et Loboudou (Mauritanie), des «solutions sahéliennes », comme réponse aux défis climatiques et environnementaux dans cette zone de l’Afrique, à l’ouverture de ce rendez-vous, qui a drainé beaucoup de monde.

« Cet événement, le deuxième du genre, célèbre les réalisations faites dans le sens de la régénération de l’environnement en présence de quinze nationalités venues d’Europe, d’Amérique et d’Afrique », a déclaré à l’ouverture de la rencontre, le président du REDES, M. Pame aux côtés de l’artiste-chanteur, Baba Maal, lead vocal du Daande Lenol. C’était en présence du préfet de Podor, du sous-préfet de l’arrondissement de Gamadji Saré. Le chef du service des Eaux et Forêts et le député Ismaïla Wone, ont également pris part à la cérémonie. Plusieurs délégations étrangères dont celle de la Mauritanie, comprenant des élus, ont également fait le déplacement.

Le festival des Eco-villages, qui est à sa deuxième édition est initié par le REDES, s’est tenu du 16 au 19 février à Lahel, dans la commune de Gamadji Saré, au Sénégal et à Loboudou, dans la commune de Dar El Barka, en Mauritanie.
Le thème retenu pour l’édition de 2025, est « Solutions sahéliennes aux défis mondiaux ».
Une panoplie d’activités culturelles, de reboisement et des panels ont marqué l’événement, organisé alternativement dans « deux pays frères » pendant 72 heures, a magnifié, le chef du village de Loboudou (commune de Dar El Barka, en Mauritanie), Aboubacry Ly.
Venu prendre part à cette cérémonie d’ouverture, l’artiste chanteur Baba Maal, s’est réjoui de l’initiative.

« Les deux collectivités territoriales, situées de part et d’autre du fleuve Sénégal, partagent les mêmes réalités. Elles sont habitées par le même peuple et sont confrontées aux mêmes défis environnementaux et climatiques. C’est pourquoi elles initient et déroulent les mêmes stratégies dans le cadre du Réseau pour l’émergence et le développement des Eco-villages », a-t-il souligné, rappelant la nécessité pour le même peuple de continuer à travailler sur cette problématique qui interpelle la communauté mondiale.
Les délégations ont salué les résultats obtenus, en matière de lutte contre la déforestation, dans ces deux localités.

« A Loboudou, nous avons une forêt de régénérée de 18 hectares. Les animaux sont revenus, la flore est verte. Ça a permis de résoudre le sous emploi, de mal nutrition. Cela doit être montré, connu de tous et vulgariser dans la sous région sahélienne », a salué Dr Ousmane Aly Pame.
Selon lui, « si les conditions sont crées dans le Sahel, les jeunes n’iront plus (à l’aventure dans les conditions que nous savons ».
Pour le président du REDES, donc « des solutions endogènes, sahéliennes existent pour changer la donne et nous pourrons ainsi retenir nos enfants pour réflechir et conduire le développement de nos pays».